Croissants

Le croissant au beurre c’est pour moi le croissant du dimanche.
Mon père le fabriquait dans sa pâtisserie seulement ce jour et le restant de la semaine les clients se contentaient du croissant dit « ordinaire » à la margarine.
Il était supérieur sur bien des points, son onctuosité, son fondant,
Ce gras si délicat qui tachait papiers et mains.
Il était exceptionnel et rare.
On pouvait le conserver au moins 3 jours, il nous suffisait de le réchauffer dans le four encore chaud de mon père, durant son jour de fermeture. C’était pour moi un met précieux, et je n’ai jamais trouvé dans les croissanteries actuelles d’équivalent. Le croissant n’est plus le même, la consistance a disparu,
au profit d’une matière diaphane, misérable, …
J’essaie de le retrouver, j’en suis proche, je suis en chemin, …

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